mercredi 17 février 2021

VERSO N°182 : DES TRACES PUIS LA MER

  

Au sommaire de ce numéro :

Géraldine Serbourdin, Pierre de La Fontaine, Mermed, Victor Malzac, Jeanne Champel-Grenier, Charles Vanhecke, François Charvet, Stéphane Robert, Agnès Moineau, Jean-Marc Couvé, Patrick Werstinck, Pierre Mironer, Danielle Helme, Barbara Le Moëne, Charles Frouin, Kiko, Jacques Vincent, Tristan Allix, Sonia Viel, Stéphane Jardin, Christine de Rosay, Christophe Petit, Isabelle Le Toullec-Khettab, Hubert Fréalle, Annie Hupé, Jean-Paul Prévost, Alain Jean Macé, ainsi qu'une nouvelle de Jasna Samic. 

Chroniques de Pierre Mironer, Pascale Giovanetti (consacrées à des poètes), Miloud Keddar (art et poésie), Jacques Sicard (cinéma), Christian Degoutte (revues de poésie), Alain Wexler, Jean-Christophe Ribeyre (recueils de poèmes). Hommage est enfin rendu à l'œuvre de Guy Chaty, décédé récemment.

 

Extraits

 

Danielle Helme

 

Quand le cours de la vie calme 

rencontre plusieurs obstacles imprévus

soudain cent milliards de cellules nerveuses

fermentent dans le cerveau,

des toxines du stress qui,

en l'atteignant, forcent le corps

tout entier à souffrir.

Des milliers de particules affolées

de souvenirs réduits en miettes,

brassés de troubles,

mêlés d'envies, d'incertitudes,

s'assemblent par hasard.

 

Ces particules fourmillent dans l'esprit,

quelle patience pour attendre que le dépôt retombe.

Et filtrer des milliers de particules affolées.

L'esprit deviendra à nouveau paisible, clair,

les idées renouvelées. 

 

*

 

Sonia Viel

 

À chaque pas se précise l'attente

À chaque pas se consume l'absence

La courbure du dos s'habitue

Les reins s'ouvrent et se plient un peu plus chaque fois,

Comme si le fleuve reprenait une place, sa place d'avant la tombée du jour

À chaque moment quelque chose tape,

Il y a toujours quelque chose qui tape

Le maillet, le volet, le pas

Il faut être ferme et légère à la fois

Ferme pour que les choses soient dites une bonne fois pour toutes,

Pour qu'on n'y revienne pas sans cesse,

Pour ne pas risquer de se perdre dans l'indécision

 

Souple pour ne rien briser,

Pas même le silence nécessaire,

Souple pour garder la cambrure féminine ou féline

Souple pour surtout ne pas se blesser, ne jamais se faire mal,

Ne surtout pas entraîner le regard dans une douleur qui nous

rendrait quelque peu soumise.

 

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